les aventures d'epi

Publié le par mailan

Mais qui c'est Epi ??? ben Epi (diminutif affectif pour Epave) c'est notre voiture :-) eh oui notre petite samourai !

Je vous disais qu'elle est retournée au garage (mais on a changé de garage, pour ceux qui suivent nos aventures !)... mais pourquoi ??

Figurez vous que ce week end, on avait décidé Lucio Epi et moi d'aller faire un tour à Gisenyi histoire de se changer les idées au bord de l'eau.

Epi ne démarre pas depuis quelques semaines déjà, mais pas de problèmes, on se gare en pente et le tour est joué. On part donc joyeusement jusqu'a Ruhengeri (bizarrement, c'est moi qui conduit et pas d'incident ;-). On fait le plein, on change de conducteur, et c'est reparti pour la route Ruhengeri - Gisenyi. Cette route est un peu fatiguante parce qu'elle est constamment bordée par des dizaines et des dizaines de marcheurs avec des paquets sur la tete - ca va du coq au sac de charbon, en passant par les cannes à sucre et autres récoltes diverses. On roule donc doucement, en essayant d'éviter à la fois les trous dans la route et les marcheurs.

Mais Epi décide à la première montée de faire des siennes: teuf teuf teuf le moteur tousse, on ralentit, et là commence l'aventure. Pour une raison inconnue (carburateur sale, essence pourrie??), Epi refuse de monter les cotes. A chaque fois, il tousse, cahote, finit par caler, evidemment refuse de redémarrer, on pousse, fait refroidir, on repart... sans pouvoir accélerer. Vous imaginez l'aventure ... cerise sur le gateau, à chaque arret, une nuée de gamins, hommes, femmes, viellards, viellottes, vaches, chèvres, et j'en oublie se précipite sur notre voiture, colle le nez aux vitres et nous regarde mi amusés mi étonnés.

Finalement après moultes aventures et grâce à la patience légendaire de Lucio (j'aurai jeté Epi dans un fossé et pris le minibus depuis longtemps) on arrive à Gisenyi. Et là miracle (si si !) Epi remarche ! tout un week end sans accroc, Epi monte, descend, plus de teuf teuf...

Fin du week end (passé à l'hotel Paradis, à 15 min de Gisenyi au bord du lac, un régal, promis j'y emmène tous les visiteurs!). On reprend la route lundi matin (eh oui, ici mardi était ferié ici, jour de la libération).

Et la .... patatras, Epi nous fait la meme scène qu'à l'aller. Résultat, 5.30h de voyage (au lieu de 2.45), réparations express au fil de la route et des mécaniciens rencontrés, on arrive enfin à Kigali bien soulagés. Depuis, Epi est au garage, et je ne veux plus le voir avant qu'il ne soit totalement guéri !!!

ps: décidément cette route nous porte la poisse: la dernière fois Epi refusait de recharger sa batterie, résultat des courses on a fini a la nuit tombante sans klaxon et avec des phares tres faiblards !!!

Publié dans bla bla

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