Epi adventures

Publié le par mailan

Visite de mes parents au Rwanda - episode 2 (pour l'épisode 1 c'est par ici)

ou comment Epi a encore fait des siennes... raconté par mon papa

et prochainement vous aurez droit à l'épisode suivant - "comment Epi a enfin trouvé un garagiste digne de ce nom"... enfin peut être


Rappel des épisodes précédents: bon, on était redescendus de chez nos amis les gorilles fourbus, trempés et crottés à 16h au lieu des 12h prévus. Tout juste le temps de mettre des vêtements sec et hop en voiture pour le lac kivu après arrêt à la station d'essence de Ruhengeri.
La route est bonne, le paysage superbe, on décompresse un peu. Mais badaboum, dans une côte à mi-chemin entre Ruwengeri et Giseny, le moteur s'étouffe et RRRRrrrrr.... EPI s'arrête.

Classique, lâche mailan : EPI ne supporte pas l'essence de Ruhengeri. Puisqu'on est en côte, brillamment, mailan met la marche arrière et vroom, redémarre en descente... et c'est reparti (en avant). On souffle. Mais pas pour longtemps, car au pays des 1000 collines les côtes se succèdent et bis repetita, mais cette fois il faut demander de l'aide pour nous pousser en arrière.

Brainstorming autour d'Epi

A la 3ème côte, rien à faire, on se résigne à se faire pousser, mais en avant cette fois jusqu'à un supposé mécanicien. Pas de chance, le mécano est "en voyage". Vraiment pas de chance car la nuit tombe, la pluie recommence, et on est épuisés et en panne presque au milieu de nulle part. Pas tout à fait cependant puisque, comme partout, il y a foule  au bord des routes.

Un jeune homme nous propose de partir en courant à la recherche d'un autre mécano, et reviendra rapidement avec d'ailleurs - grand merci à lui. Et voilà le mécano démontant, à la lampe de poche et sous la pluie le carburateur. Mailan et moi passeront une heure sous la pluie à tenter de comprendre (au cas où) ce qu'ils font ("ils" car le premier mécano est subrepticement "rentré de vacances"...) et, accessoirement à surveiller les pièces éparpillées par-ci, par là, au milieu de nuées de gamins pour qui nous sommes LA distraction de la semaine.

Finalement, trempés et transis, on repart, la nuit donc, pour Giseny. Il est bon de savoir que la nuit, sous la pluie, on NE VOIT PAS les cratères au milieu de la route et qu'on en visitera donc quelques uns assez durement....

L'histoire est finie ? Pas tout à fait, car 10 mn plus tard, et malgré les nombreuses prières intérieures de chacun des occupants de la voiture,  nous nous arrêterons à nouveau involontairement au milieu d'une côte. Mais là, forte de notre récente expérience mailan ouvre le capot, démonte d'un coup sec le filtre à essence souffle un grand coup et le remonte. Bravo !

le reservoir d'Epi

 

Bravo, mais impossible de redémarrer jusqu'à ce que, comme au bon vieux temps des raids en 2cv, j'aspire l'essence pour la faire remonter au carbu (beurk, j'avais oublié le goût!).
Et voilà pourquoi, le lendemain, nous tenons conciliabule autour d'EPI pour décider si on opère ou pas (photo du haut). Finalement on décidera d'opérer le réservoir d'essence, ce qui nous permettra de découvrir la face cachée d'EPI, à savoir un second filtre à essence bien planqué et complètement bouché, à la sortie du réservoir.

Et voilà comment on fait des bons souvenirs.

Publié dans bla bla

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article