vivir

Je continue ma route. Seule.
Je reconstruis mes rêves et ma vie.
Chercher la force de ne pas me retourner sur le passé, d’oublier ce qui aurait pu être et qui n’a pas été.
Prendre ce qui était beau, ce qui était vrai, vrai pour moi, et oublier le reste.
Je prends la vie au jour le jour, minute par minute,
En attendant que la douleur passe.
Les amis sont la, près ou loin, ils maintiennent mon regard fixé sur l’avenir.
Dans ce pays où tant ont tant souffert, ils me transmettent leur force et leur courage.
La solitude est la aussi, comme un puit sans fond que je n’ose pas encore regarder en face. Le manque. La peur. La tristesse immense.
Presque un mois que je n’ai pas écrit.
J’ai du mal a accepter que peut être il me lit. Que beaucoup d’entre vous ne sont pas au courant. Que beaucoup je ne connais même pas ou très peu.
Que pour pouvoir continuer à écrire il fallait que je parle de ce qui s’est passé. Une fois juste une seule. Une question d’honnêteté.
Maintenant je n’ai plus envie d'en parler. Je vais reprendre petit à petit, au gré des envies. Et pour l’instant laisser la parole a mes parents, qui m’ont tellement aidée pendant ces deux semaines où tout s’est effondré. Heureusement tout ça ne les a pas empêchés d’adorer le rwanda – et ca c'est mon plus beau cadeau.