Santé!
Suite de notre visite à Ndosho. Cette fois, Ndosho ville, localité à qq kilomètres de Goma. On rend visite aux "Promoteurs d'Hygiène" de l'ONG que j'accompagne. Rien à voir, rassurez vous, avec des promoteurs immobiliers ou des VIP pour monsavon.
Ce sont des personnes qui vont de maison en maison, expliquent les règles d'hygiène élémentaires telles que le lavage des mains, l'utilisation de latrines, la gestion des déchets , etc. L'objectif est de diminuer la prévalence des maladies diarréiques et choléra, qui sont endémiques dans la région.
Evidemment, tout ca est facile à dire, mais moins facile à faire quand on doit vivre avec 10c d'euro par jour en moyenne, qu'on n'a pas vraiment les moyens de s'acheter de savon, que le robinet d'eau le plus proche est à qq centaines de mètres et ne marche que qq heures par jour, et que creuser une latrine dans une coulée de lave, ca relève de l'impossible.
Enfin tout ca, pour en arriver à notre visite du centre de santé. Comment promouvoir l'hygiène si le centre de santé lui même ne donne pas les bons signaux....
En effet.
Locaux sales, sombres et sinistres, latrines proches du débordement, et déchets médicaux divers déversés dans la petite cour derrière le centre... où jouent les enfants du quartier. Au milieu des seringues, gants usagés, et autres bouteilles cassées. Une honte.
La maternité est un peu plus gaie, quatre femmes nous accueillent en souriant, elles ont toutes accouché dans la journée. Une pensée sombre... sur quatre nourissons, en moyenne un n'atteindra pas l'age de 5 ans. lequel?
Un passage dans la salle d'accouchement me fait penser à toutes ces amies en europe qui viennent d'avoir - ou vont avoir d'ici quelques mois - un bébé... quel luxe. quelle chance. Ici, une pièce sombre de deux mètres carrés, une étagère en bois, et un lit. l'eau courante s'est perdue il y a trois ans, alors un vague jerrican d'eau peut servir à un peu de toilette après l'accouchement. un infirmier est là, quand il n'est pas appelé ailleurs. Pas de docteur bien sûr, ceci n'est qu'un centre de santé. Franchement, je les comprends les femmes congolaises de préférer accoucher chez elles.
Le plus triste dans l'histoire? le centre de santé est couvert de pancartes, d'accronymes, aux noms de grands ONG médicales internationales. S'ils savaient la pub que ca leur fait, ils viendraient bien vite enlever leurs logos... ou peut être aider?
Mais aider, ce centre de santé en donne la preuve, ca ne sert à rien si un système n'est pas en place au niveau national, si l'Etat ne joue pas son role. Comment en vouloir aux infirmiers de leur négligence, s'ils ne sont pas payés. Comment en vouloir au mauvais entretien des locaux, s'il est financé par les cotisations des patients, dont aucun ne peut se permettre de payer ne serait ce qu'un dollar. Le Rwanda a ses défauts, mais je n'y ai jamais vu un centre de santé dans un tel état.
Ce sont des personnes qui vont de maison en maison, expliquent les règles d'hygiène élémentaires telles que le lavage des mains, l'utilisation de latrines, la gestion des déchets , etc. L'objectif est de diminuer la prévalence des maladies diarréiques et choléra, qui sont endémiques dans la région.
Evidemment, tout ca est facile à dire, mais moins facile à faire quand on doit vivre avec 10c d'euro par jour en moyenne, qu'on n'a pas vraiment les moyens de s'acheter de savon, que le robinet d'eau le plus proche est à qq centaines de mètres et ne marche que qq heures par jour, et que creuser une latrine dans une coulée de lave, ca relève de l'impossible.
Enfin tout ca, pour en arriver à notre visite du centre de santé. Comment promouvoir l'hygiène si le centre de santé lui même ne donne pas les bons signaux....
En effet.
Locaux sales, sombres et sinistres, latrines proches du débordement, et déchets médicaux divers déversés dans la petite cour derrière le centre... où jouent les enfants du quartier. Au milieu des seringues, gants usagés, et autres bouteilles cassées. Une honte.
La maternité est un peu plus gaie, quatre femmes nous accueillent en souriant, elles ont toutes accouché dans la journée. Une pensée sombre... sur quatre nourissons, en moyenne un n'atteindra pas l'age de 5 ans. lequel?
Un passage dans la salle d'accouchement me fait penser à toutes ces amies en europe qui viennent d'avoir - ou vont avoir d'ici quelques mois - un bébé... quel luxe. quelle chance. Ici, une pièce sombre de deux mètres carrés, une étagère en bois, et un lit. l'eau courante s'est perdue il y a trois ans, alors un vague jerrican d'eau peut servir à un peu de toilette après l'accouchement. un infirmier est là, quand il n'est pas appelé ailleurs. Pas de docteur bien sûr, ceci n'est qu'un centre de santé. Franchement, je les comprends les femmes congolaises de préférer accoucher chez elles.
Le plus triste dans l'histoire? le centre de santé est couvert de pancartes, d'accronymes, aux noms de grands ONG médicales internationales. S'ils savaient la pub que ca leur fait, ils viendraient bien vite enlever leurs logos... ou peut être aider?
Mais aider, ce centre de santé en donne la preuve, ca ne sert à rien si un système n'est pas en place au niveau national, si l'Etat ne joue pas son role. Comment en vouloir aux infirmiers de leur négligence, s'ils ne sont pas payés. Comment en vouloir au mauvais entretien des locaux, s'il est financé par les cotisations des patients, dont aucun ne peut se permettre de payer ne serait ce qu'un dollar. Le Rwanda a ses défauts, mais je n'y ai jamais vu un centre de santé dans un tel état.
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